Guide d'achat des Transporter T3

Transporter d'occasion attention à la corrosion <- | -> Acheter un transporter dans de bonnes conditions

LE TOUR DU PROPRIÉTAIRE

Commençons le tour du propriétaire. Si la corrosion est la bête noire du Transporter, on la retrouve systématiquement à des endroits précis qu'il convient de bien surveiller lors d'un achat, mais aussi par la suite. Ainsi au niveau des entrées de portes, dans l'épaisseur des repose-pieds. Souvent des boursouflures sont visibles. Ce n'est pas forcément grave, mais il faut en tenir compte. N'hésitez pas à soulever et décoller le petit tapis de caoutchouc du repose-pieds. Si le Transporter a un passé davantage orienté utilitaire, il se peut qu'une accumulation de boue (par exemple), d'humidité quotidienne, ajoutées à une utilisation sur routes salées et/ou dans un milieu salin, ou alors qu'un entretien négligé, aient favorisé l'apparition de la corrosion. Les passages de roues aussi en disent souvent long sur l'état du véhicule. Mais, concernant le Transporter, là n'est pas son principal point faible. A priori, un véhicule usé de manière standard pour son âge mais entretenu n'aura pas de souci à ce niveau. Une fois les portes avant ouvertes, n'hésitez pas à les fermer et à les rouvrir plusieurs fois. Notamment la fameuse porte coulissante latérale. Sa glissière ancrée dans le bas de caisse inférieur est à bien surveiller! A l'intérieur, nous voici enfin face à l'un des points cruciaux, qui motivera l'achat ou non de votre Transporter. Un détail souvent négligé, mais qui a son importance, car cela peut par la suite coûter cher ... très cher! Il s'agit des points d'ancrage des ceintures de sécurité. Situées le long des sièges avant, sous le tapis de caoutchouc, l'endroit est une zone très sensible. En cas de dommage et de corrosion, la réparation est souvent très onéreuse! Non loin de là, derrière le siège passager, le logement de la batterie est également à surveiller. Les traditionnelles coulées d'acide des batteries peuvent avoir causé des dommages. Pensez aussi à jeter un coup d'œil dans l'épaisseur des portes et au niveau de la planche de bord. Les plastiques ont tendance à mal vieillir et à se craqueler avec le soleil. A l'arrière, si le modèle est un camping-car, l'inspection sera plus longue et nécessitera une vérification du fonctionnement de l'équipement et des accessoires, et surtout de l'installation électrique et des appareils parfois alimentés au gaz, comme le réfrigérateur par exemple. Pour un utilitaire, pensez à inspecter le plancher. Ainsi, souvent dans les versions tôlées, les anciens propriétaires ont installé un plancher en bois aggloméré. C'est alors le coup de poker en dessous: soit la tôle est "raide neuve" car bien protégée, soit c'est le drame et la fin de la visite!